L'Agglo et les troglos (1)

Le dispositif PAPRIKA


Le risque "Zéro" n'existe pas. Surtout en troglo, où le ciel peut nous tomber sur la tête, sans crier gare. A moins de prendre les précautions nécessaires dans ce milieu spécifique et... envoûtant. Bien sûr, le PPR (plan de prévention des risques coteau) permet de limiter les dégâts. Mais cela ne suffit pas. Acquérir un troglo (cave demeurante) ou en posséder nécessite la connaissance dudit milieu, de ses contraintes et le respect d'un process particulier, dans les communes concernées par ce type d'habitat.
Afin d'aider les communes concernées et les particuliers, et dans le souci d'éviter le pire (badaboum !), la CASVL (Communauté d'Agglo Saumur Val de Loire) s'est engagée dans le dispositif "PAPRICA", en 2018 invitant 29 communes du territoire à participer à cette initiative. La présentation du dispositif s'est déroulée en juin dernier à la Troglothèque.

Le mercredi 18 octobre à 14h30 à la salle de conférence du Dôme (à Saumur) une poignée d'élus participaient avec les "experts" des troglos représentés par les membres du CTATP (François Vermulen, président) et bien sûr de la Troglothèque (Anne Clasquin, vice-présidente et Patrick Edgard-Rosa). La séance de travail était menée de concert par Eve Baradel (Chargée de mission risques) et Régine Lion, 13e vice-présidente Tourisme, patrimoine et cavités, et Mairesse de Fontevraud-l'Abbaye. Les maires de la Côte saumuroise étaient présents à l'exception du Maire de Parnay. Au total, un quart des élus concernés étaient présents. "Les absents ont toujours tort...".


C'est koa "PAPRICA" ?

Les collectivités territoriales ou leurs groupements peuvent structurer leurs démarches de prévention des risques d’effondrement ou d’affaissement de cavités à l’échelle de bassins de risque dans le cadre de Programmes d’actions pour la prévention des risques liés aux cavités.
Le dispositif PAPRICA fait l’objet d’un appel à projet permanent et d’une labellisation au fil de l’eau. Il répond à plusieurs objectifs en lien avec les cavités :
- faire émerger une stratégie locale cohérente,
- articuler les politiques de prévention et d’aménagement existantes,
- accroître les capacités des porteurs de projets,
- anticiper les opérations de comblement avant la survenue de désordres en surface, et en maîtriser la programmation et les coûts.

La mise en œuvre d’un PAPRICA peut passer par deux étapes majeures : le PAPRICA d’intention, dont la durée peut représenter 3 ans, et le PAPRICA complet, qui peut aller jusqu’à six ans.
Les actions d’un PAPRICA s’articulent autours de 5 grands axes :
- l’amélioration de la connaissance,
- les modes de surveillance,
- l’information sur le risque,
- la planification de l’urbanisme,
- la réduction de l’aléa ou de la vulnérabilité (uniquement dans le cadre d’un PAPRICA complet).

La participation de l’État au financement du PAPRICA peut être de :
- 50 % d’un équivalent temps plein recruté spécifiquement pour animer et piloter le projet au travers du programme « prévention des risques » (BOP 181),
- 50 % maximum du coût des opérations portées par les collectivités via le Fonds de Prévention des Risques Naturels Majeurs (FPRNM).
Le FPRNM peut également financer une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage (prestataire extérieur) à destination du porteur de projet (aide pour la constitution du dossier de PAPI et pour la conduite du projet dans son ensemble).
Le PAPRICA peut en outre faciliter la mobilisation d’autres financement, notamment les fonds européens FEDER.
 
 

​Et nous dans tout ça ?

Patrick Edgard-Rosa et Anne Clasquin, (Troglothèque), et François Vemulen. (CTATP) : "on a bossé pendant plus de deux heures sur trois thématiques :
-  CONNAISSANCE DES CAVITES
-  DIAGNOSTIC ET TRAVAUX
-  INFORMATION ET SENSIBILISATION
 
A SUIVRE ...


Rédigé par Patrick Edgard Rosa le Jeudi 19 Octobre 2023 à 17:44 | Lu 756 fois