Bruno Duquoc, architecte

Archi troglo


Nouvellement implantés au cœur du coteau saumurois avec « La Troglothèque », il nous est apparu comme essentiel d’opérer un retour en arrière et de nous octroyer un temps d’échanges avec Bruno Duquoc, architecte urbaniste, qui a marqué le Village d’Art de Turquant et le site que nous occupons, d’une empreinte indélébile. Sa signature, visible, est le lien matérialisé par un escalier qui relie le Village des Métiers d’Art à la partie haute du village.





 

«Comme un gamin avec un château de sable». L’architecte angevin ne cache pas son plaisir, d’autant que l’expression doit être entendue quasiment au sens propre. Depuis vingt ans qu’il s’intéresse à l’habitat troglodytIque, dont le Saumurois et la région autour de Doué-La-Fontaine près d’Angers sont riches, l’une de ses principales satisfactions est qu’avec ce type de travail, «on ne risque pas de tomber dans les poncifs de l’architecture».
(http://lecourrierdelarchitecte.com/).
Le travail particulier, les obstacles rencontrés l’amènent à intégrer dans ses réalisations la gestion de l’humidité, de la lumière… «Pour les maisons, on crée un système d’arrivée d’air en fond de cave et on ventile en permanence ; en fait on retrouve le système ancien des gens qui laissaient la porte ouverte», explique t-il.
 
Nous avons eu l’occasion de le rencontrer, dernièrement pour fêter les trente ans d’existence du site des Perrières à Doué-La-Fontaine, qui porte également sa signature.
Dorénavant à la retraite, il a bien voulu participer à l’évènement et faire revivre le passé devant un public subjugué.
Architecte urbaniste depuis 1973, c’est le hasard qui lui fait rencontrer Gilles Guérif (un vieux de la vieille des Troglos, fondateur du CTATP) et Jean Begault unis par la volonté de faire revivre ce patrimoine voué à l’oubli.
Il se met à l’ouvrage, pour travailler sur le site des Perrières et est amené à collaborer avec Olivier Huet, Jean-Charles Trebby, et Patrick Bertholon.
L’architecte « troglo » s’est entouré ainsi de compagnons de route pour mener nombre de projets indissociables de l’environnement paysager dont le regretté Gérard Moguedet, ainsi que Christophe Léotot, géologues de leur état.
Chaque installation fut l’occasion d’un compromis entre la prévention du risque d’effondrement, la réinterprétation architecturale du bâti et l’adaptation d’un patrimoine résidentiel à de nouveaux usages : artisanat d’art, restauration, hôtellerie,…

 



Rédigé par Patrick Edgard Rosa le Samedi 1 Février 2020 à 17:15 | Lu 257 fois