La PRI, dans les starting blocks ?


Avant de se lancer en course, l’athlète se prépare, lace ses chaussures, règle ses bocs de départ (alias “starting blocks”). Tout comme la Plateforme Régionale d’Innovation qui se met progressivement en place sur la Côte saumuroise. Si la structure n'est pas encore créee, c'est pour l'instant la SOPRAF (Société Publique Abbaye de Fontevraud) qui continue de porter le projet.Vous l’aurez compris au terme d’une année d’étude, la Région Pays de la Loire en accepte le principe. Reste à en fixer les modalités. Il y en a pour deux ans.
Le troglodytisme, partie intégrante du monde souterrain, deviendra-t-il un fer de lance de l’économie “saumuroise” au sens très élargi du terme?
Le cheval de bataille enfourché par bon nombre d’acteurs investis dans cette démarche de reconnaissance (Mission val de Loire, Pays saumurois…) part avec un handicap et doit déjà sortir de l’ornière dans laquelle il se trouve quelque peu enlisé : le troglodytisme ne jouit pas encore d’une image positive. Mais il a de l’avenir…


To be or not to be?

La Région a envisagé de mettre une Plateforme Régionale d’Innovation en place sur la Côte saumuroise. Voir : La PRI mode d'emploi (cf article 1, 683 cf article 2, 684). Une année d’étude aura été nécessaire à la SOPRAF(Société Publique Abbaye de Fontevraud) dirigée par David Martin pour rendre compte de ses travaux avant d’obtenir l’aval de la Région. Pascal Dupuy, Cédric Sagorin et Lydia Labalette ont mené à bien leur tâche et la restitution des travaux s’est effectuée jeudi dernier à l’Abbaye de Fontevraud devant une cinquantaine d’acteurs locaux venus de tous les horizons.
 

Troglodytisme et Monde Souterrain

La PRI, dans les starting blocks ?
Si l’on imagine les milliers de kilomètres que parcourent les galeries sous notre territoire, on se rend bien compte de l’ampleur du “phénomène local” constitué d’anciennes carrières d’extraction et de champignonnières, en voie d’abandon. Le troglodytisme n’en constitue qu’une partie mais son devenir est lié à celui du Monde Souterrain. Le maître mot est “réemploi” dans ses galeries pour la plupart dégradées parce qu’abandonnées. Cet univers draine un secteur économique important (expertises, géologues, assurances, sécurisation…) et peut générer des champs de recherches importants : archéologie, sciences de la terre, énergie… Ce sont ces éléments qui favorisent l’émergence d’une PRI qui a pour vocation comme le rappelle Sophie Saramito de favoriser un potentiel de développement économique. Le réemploi de ces espaces souterrians, nécessaire, sera rendu possible par une réappropriation des caves afin de leur redonner les fonctions économiques et sociales qu'lles ont toujours eu au cours de l'histoire. La recherche et l’innovation pourront alors leur permettre d’y trouver un usage industriel.

 

La phase opérationelle

La PRI, dans les starting blocks ?
La stratégie élaborée par l’équipe resserrée (on est loin d’une “’usine à gaz”) est de développer une phase opérationelle immédiate, en prise avec le territoire : quatre projets vont permettre aux acteurs locaux volontaires de réfléchir à des préconisations autour de quatre thèmes :
  • le “stock foncier” miné par des contraintes (propriété, sécurité..,) : quelles activités futures peut on y implanter?
  •  le tourisme : l’offre réelle sur le territoire ne demande qu’à se développer
  • les possibilités énergétiques : peut-on tirer parti du “chaud-froid” des caves?
 
Les acteurs seront très vite sollicités pour s’inscrire dans les orientations proposées et pourront très rapidement se mettre au travail.
Quant aux partenaires, les réseaux se développent tant dans le public (la Région, l’Agglo, les fonds FEDER, le Pays Saumurois, peut-être même la caisse des Dépots et Consignations) que dans le privé, car il est nécessaire que les futurs partenaires intéressés (industriels) sachent dans quoi “ils mettent les pieds” et que l’on puisse appréhender leurs besoins. D’ou le recours à l’innovation et la recherche.
 

La PRI, dans les starting blocks ?
La Plateforme Régionale d’innovation, loin d’être une structure figée serait le fruit d’un travail commun qui déterminera en fonction de la nature des projets les fonds nécessaires à leur réalisation.
Nous reviendrons bientôt et en détail sur le rapport de 150 pages, fruit d’une année d’étude.

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Rédigé par Patrick Edgard Rosa le Samedi 18 Mai 2013 à 08:18 | Lu 397 fois