Acheter une grotte


Grottes à vendre ! Chut! Faut pas le dire! ça se fait sous le manteau ou plutôt, la djellaba. Nous aurons presque mis deux mois, distance et aller retour sur place compris, pour acheter le " Ceffa" notre domaine marocain, au terme d'un long processus où tout passe par la confiance, avant tout. Inch'Allah de rigueur. C'est aussi le rôle à souligner d'un intermédiaire hors pair, sorte de super agent immobilier, nommé Brahim, incontournable.





Acquisition? passation ?

Deux mois auront été nécessaires pour acquérir la grotte n° 474, Boumensour, Aglou, Maroc. Quand je parle d’acquisition, il faudrait plutôt dire passation, car le Maroc reste le propriétaire du sol, à moins d’être en possession d'un ancien titre de propriété. Qui plus est pour corser la situation, nous sommes français… de souche!  Qui l'eut crû !
Qu’importe, nous obtenons un acte de passation, étant nous même de passage sur mes terres originelles… Mais l’investissement, que l’on pourrait comparer à un de ces pots de yaourts munis de quatre roues, plutôt « bas de gamme », nous permet-t-il d’acquérir un endroit magique pour nous, cerné par l’océan et le désert. A chacun son tonneau disait Diogène… Espace oblige.
Encore fallait-il disposer d’un intermédiaire, j’ai nommé Brahim.B. qui connaît tous les rouages administratifs, les bonnes portes, et surtout le fils du propriétaire vendeur. Brahim n’en est pas à sa première médiation et moyennant quelques espèces sonnantes et trébuchantes, en parfait chef d'orchestre, il organise le marathon au terme duquel nous serons les nouveaux « locataires ».
Les premières négociations ont lieu en août, première offre de part et d’autre. Je retourne à Aglou en novembre ayant trouvé un accord de principe avec les propriétaires marocains. Je suis comme un poisson dans l'eau.
Lorsque nous revenons en décembre, nous sommes fin prêts pour la course de fond.

Premier marathon

Par une belle journée de soleil marocain hivernal, nous avons rendez-vous avec Brahim. Ce dernier nous emmène valider les documents au « Caïdat » de la ville (mairie), auprès du responsable des actes de passation. Nous avons un rendez-vous consécutif avec le fils du propriétaire. Nous repartons, en la ville de Tiznit où un écrivain public, muni d’un PC vétuste, retranscrit le nouvel acte de vente, qu’il nous faut faire retraduire en français avant de retourner procéder à l’enregistrement officiel des actes à la mairie (caïdat) d’Aglou. Ouf! Cinq heures de temps auront été nécessaire : nous quittons le caïdat, munis du nouvel acte de passation dûment tamponné, qui sera noté dans les archives de Rabat. Yes!

Marathon correctif

C’est notre première expérience (et sûrement pas la dernière...). Nul n’est parfait. Sur les conseils d’un autre ami, Mohammed, il eut fallu que sur l’acte de passation figure les repères descriptifs de la grotte, mention faite des grottes voisines, de notre positionnement et des dimensions de notre habitation, coordonnées GPS à l’appui. Conseil nous est donné lors de notre prochain séjour d’entrer en contact avec un géomètre qui portera mention sur l’acte des informations nécessaires. Deuxième marathon en perspective (super alibi pour Mes Zigs qui pense déjà à repartir là-baaaa), lors de mon prochain séjour : c’est pour bientôt. Inch'Allah!
"Hello Lady Trog, j'ai d'importantes affaires à régler, urgentissimes... Je m'absente quelques temps au "Ceffa"!...
A suivre.

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Rédigé par Patrick Edgard Rosa le Mercredi 8 Janvier 2014 à 08:10 | Lu 1980 fois