Seville (2)

Carnets de route espagnols : l'Alcazar souterrain


L'Alcazar de Séville est connu comme l'Alhambra de Grenade pour ses sublimes jardins hérités de la civilisation arabe des Omeyyades et des Almohades d'Espagne.
Ce paradis de verdure dans une Andalousie estivale recèle forcément un coin de fraîcheur souterraine... Lady Trog a enquêté et trouvé la piscine cachée sous le Palais.


Un jardin souterrain

Lieu mythique où je rêvais de déambuler, de me perdre dans les innombrables jardins aux noms les plus évocateurs : jardin du Prince, jardin de la Galère, jardin de la Danse, jardin de l'Etang de Mercure, jardin des Poètes, jardin de l'Alcôve, jardin du Labyrinthe et tant d'autres encore... Fontaines et végétation, canaux et bassins apportent la fraîcheur dans la canicule de l'été. Malgré l'émerveillement des lieux, me voici épuisée par cette longue promenade sous 40° de soleil andalou. C'est alors que je découvre sous le Palais, près de l'étang de Mercure, une ouverture mystérieuse, qui crée un appel d'air frais, dans lequel je m'engouffre avec délice. C'est au bout de ce tunnel sombre que je découvre une piscine souterraine aux proportions d'une grande harmonie.

Les eaux miroir

Nous sommes dans les Bains de Dona Maria de Padilla, la maîtresse de Pierre de Castille, surnommé le Roi cruel (1334-1369), pour les beaux yeux de qui il abandonna la Reine Blanche, au bout de 3 jours de mariage. Sa beauté sans rivale vint probablement s'abreuver à cette fontaine de jouvence...
Ancienne citerne construite par les Arabes selon leur tradition architecturale, ces bains devinrent un bassin de loisir. Le roi Alphonse X (1221 - 1284) qui édifia le Palais par-dessus l'ancienne forteresse  maure, allégea les épaisses voûtes ancestrales en style gothique.
Puis Philippe III ( 1578-1621) y fit construire une grotte de style maniériste avec un décor rococo qui se profile au bout de la perspective du bassin.
L'immobilité parfaite des eaux en font un miroir où se reflète le ciel harmonieux des voûtes. Le bassin central est flanqué de 2 allées latérales, elles-mêmes voûtées où l'on pouvait déambuler vers l'autre extrémité de la piscine...
Comme la Citerne d'El Jadida, que vous découvrirez prochainement, la magie des lieux opère. J'ai du mal à quitter ce havre de paix et de fraîcheur, pour retourner dans la lumière aveuglante de l'Andalousie.

Lady Trog


Allez, on embarque pour le Maroc...

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Rédigé par Renée Frank le Lundi 6 Octobre 2014 à 04:30 | Lu 178 fois