Quatre jours à Matera (1)


Premier jour. Paris et Naples-Matera. Jusqu’à l’arrivée dans la « Basilicata » et la province de Matera, la route se révèle sans grand intérêt. Le ton change lorsque l’on bifurque au nord en direction de l’altiplano. Au bout de quatre heures de voyage, nous parvenons au village perché sur les contreforts de la vallée de La Gravina. Le choc.


Matera, la référence

Les yeux des cyclopes
Les yeux des cyclopes
J’ai l’impression, en matière d’habitat troglodytique, de n’avoir rien vu avant Matera. La vieille vlle, juchée sur un escarpement, surplombe « La Gravina » qui serpente bruyamment au fond du ravin.
Face au village, sur l’autre versant, d’anciennes cavités soigneusement entretenues nous scrutent tels des cyclopes qui observent la cité et les sassis, de pierre beige et grise revêtus.

Matera s'éveille

Promeneurs solitaires
Promeneurs solitaires
Le cœur de Matera est fait de pierre : il bat tranquillement en cette fin d’hiver, où les architectures entremélêes et les ruelles enchevétrées sur plusieurs niveaux dialoguent depuis la nuit des temps.
 
 
La ville est silencieuse, étonnemment  propre, comme briquée, pour accueillir l’inévitable et nécessaire saison touristique à venir. Encore le temps de rêver pour les promeneurs solitaires. L’idéal.



Rédigé par Patrick Edgard Rosa le Dimanche 4 Mars 2012 à 07:46 | Lu 436 fois