“Pékin express” 2012



“Pékin express” 2012
Cela fait bientôt dix ans que l’Empire du Milieu est au centre de mes préoccupations familiales et annexes. La Chine me fascine toujours autant : je my perds (notamment à vélo dans les rues de “Beijing” et je m’y retrouve dans un petit village qui borde le Huang He (fleuve Jaune), Fuyihe. Dans tous les cas, j’y construits des attaches profondes.
Cette dernière immersion d’une dizaine de jours m’a permis de noter quelques changements décelés par-çi, par- là. Il me semble notamment que le regard des Chinois sur eux-mêmes et sur le monde a évolué.

“Pékin express” 2012
Il y a dix ans, j’étais regardé comme une bête curieuse, aujourd’hui l’étranger n’est plus LE centre d’intérêt majeur : puissance des médias qui exportent l'hyperactivité de la Chine, nationalisme chinois renforcé par la découverte de leur culture (les Chinois sont les premiers “touristes” de la Chine) et par leur omnipotence nouvelle. Aujourd’hui, je ne suis qu’une fourmi parmi tant d’autres, insignifiant, même bardé de matériel photographique.
Le yuan a grimpé, ce qui signifie que le prix voyage et séjour commence à représenter un budget conséquent et que dans certains endroits, on ne peut plus marchander comme avant.
Le développement touristique touche dorénavant même des zones reculées. Ainsi, cars et barnums sévissent à moins de 10 kms du village de Fuyihe, là ou il y a quelques années, il n’y avait que de la poussière.
Pour le reste, démolition ( hutong) et reconstruction (building) sont toujours à l’ordre du jour à Pekin, ainsi que la construction de nouvelles lignes de métro en des temps record. Pourtant, avec les embouteillages monstres,  le vélo reste le moyen de locomotion le plus rapide et le plus adapté.

Pékin express revu et corrigé par Mister Trog et Mister Done

“Pékin express” 2012
La ligne droite n’existe pas, sauf sur la grande avenue Est-Ouest qui travers la capitale et dessert Tian’anmen. Alors, en attendant de découvrir le site troglodytique de Go Ya Ju (nord de la province de Pékin), Mister Trog a décidé de vous ballader dans les rues de la ville. Les seuls accès souterrains desservent les passages piétons (ceux de la Place Tien Anmen sont désormais interdits aux cyclistes) et les bouches de métro qui absorbent quelques millions de personnes par jour.

A la recherche des troglos perdus

“Pékin express” 2012
Les deux autres temps forts de mes tribulations ont été des moments de grâce : la visite de Go Ya Ju, magnifique site défensif qui interroge plus d’un historien, situé à 97kms au nord de Pékin, non loin de Badalin où l’on découvre la Muraille de Chine. Et puis, le retour à Fuyihe qui résiste encore aux assauts trépidants du monde moderne.

Troglonautes, voyageurs underground : Mister Trog cherche souterrain

Les Trogs vous proposent quelques minutes de détente, orchestrées par Mister Done. Ce jour là, Mister Trog parcourt les rues de la ville à la recherche de trous, muni d'un étrange accoutrement, une caméroa GoPro vissée sur le chapeau... Comme une souris dans un gruyère qui se trouve nez à nez avec des chats, Mister Trog, alias Titi Dahei (nom donné par les chinois), semble jouer à cache cache avec les policiers Gros Minet de Pékin...


Rédigé par Patrick Edgard Rosa le Lundi 3 Septembre 2012 à 09:10 | Lu 333 fois