Paris s’ouvre-t-il?

Les dessous de l’Histoire (1)


Alors voilà. Pour de multiples raisons que je vous dévoilerai si vous êtes sages, je creuse le monde sous Paris, armé de mon pic, ma pioche, mon seau et … ma pelle à gâteau. Parce que Paris s’est construit sur un mille-feuilles qui a engendré moultes activités, une histoire multi millénaire faite d’hommes et de légendes. La face cachée, parfois sombre de la Ville-Lumière continue de se déployer plus ou moins silencieusement. J’égrènerai les coquilles creuses dissimulées, invisibles de la surface au cours de plusieurs reportages réalisés sous place en ces temps de chaleur estivale, à la recherche de moments offerts par le temps , les hommes et la pierre.


D’un bout à l’autre de la chaîne

Paris s’ouvre-t-il?
L’aspect le plus connu est bien entendu le métro, vécu au quotidien par les millions de fourmies que nous sommes, enrichi par les maître-mots confort, sécurité et esthétique afin d’humaniser ce lieu de vie incontournable pour les Parisiens et autres visiteurs, à condition de s’acquitter de son obole. On peut parfois y trouver une certaine magnificence ainsi à Moscou, ou des résurgences surprenantes d’un passé qui s’évanouit brutalement sous vos yeux : à Rome, lors du percement d’un tunnel (Fellini, Roma), une fresque antique s’évanouit au contact de l’air sous le regard attristé d’archéologues impuissants. Heureusement ce n’est pas monnaie courante et l’appui de ces scientifiques bien nommés est incontournable pour les municipalités préoccupées par l’avenir de la circulation souterraine. Ainsi au cœur de notre chère Lutèce, se sont déroulées il y a quelques jours, les Journées Nationales de l’Archéologie (16-17-18 juin) aux Archives Nationales, notre mémoire patrimoniale et nationale.

Collaboration : le passé conjugué au présent

Pour la première fois, les Archives de Paris ont initié un « village parisien de l’archéologie » qui a rassemblé plus de 30 associations et institutions parisiennes regroupées sous la colonnade de l’hôtel de Soubise pour y présenter leurs ressources, découvertes, animer des visites, des ateliers, des stands et des circuits-découvertes.
À cette occasion, les Archives de Paris ont présenté les ressources utiles à l’archéologie pour retracer l’histoire d’une parcelle et notamment les outils disponibles en ligne pour la topographie historique. Créées pendant la Révolution Française, les Archives Nationales sont les garantes de la mémoire de la France. Elles conservent plus de 300 km linéaires d’archives : archives publiques des différents régimes politiques, du VIIe siècle jusqu’à nos jours, archives privées et minutes des notaires parisiens. Toute personne peut les consulter gratuitement. Collecter, conserver, communiquer, faire comprendre et mettre en valeur leurs fonds, telles sont les missions fondamentales des Archives Nationales. 
L’archéologie y avait sa place pour traduire le langage de la pierre, témoin irréfutable de notre histoire notamment… souterraine. Le fruit de cette collaboration est essentiel pour le devenir souterrain d’une cité soucieuse de l’état de ses poumons.

Les Trogs étaient bien entendu au rendez-vous. A suivre : « Paris souterrain, à livres ouverts »
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Rédigé par Patrick Edgard Rosa le Dimanche 18 Juin 2017 à 06:55 | Lu 176 fois