Les troglos tombés du ciel, (1)


Carnet de séjour 4 : Notre séjour sur l’Ile de Santorin exigeait que nous ayons une base fixe ou chaque soir nous rentrions ivres d’informations. Naturellement, nous avons jeté notre dévolu sur un troglo dans le nord de l’île, à Monastiri dans le village perché de Oia. Outre l’intérêt d’expérimenter un habitat voué au tourisme, c’était là un excellent moyen de rencontrer les propriétaires des lieux, en l’occurrence de faire la connaissance de Rena Liberi.


Des troglos-étoiles

Les troglos tombés du ciel, (1)

C’est en 1977 que cette avocate de métier, native du Péloponèse découvre Santorin. Elle garde de cette première vision un souvenir extraordinaire. Le bateau qui devait accoster stationnait à l’entrée de la Caldera à cause du mauvais temps alors que la nuit tombait. Rena, sur le pont, admirait la mer fascinée par les points lumineux éparpillés linéairement dans le ciel. Des étoiles, pensa-t-elle immédiatement.  Le lendemain matin le jour dévoila sa méprise : les lumières des petites maisons perchées sur la crête de la falaise du village de Oia au nord de Santorin avaient joué leur rôle de stars.


Incrustations

Les troglos tombés du ciel, (1)

A cette époque, seulement dix pour cent des trous étaient occupés par les autochtones. Pour le reste, il s’agissait de vestiges, de maisons grises enchâssées dans la terre, dévastées par le tremblement de terre de 1925. On était loin de cet inextricable enchevêtrement de couleurs et de formes qui constitue la modernité de ces villages perchés et que l’on retrouve dans tous les villages construits en bord de falaise. Plus ou moins étendu, plus ou moins dense, cela dépend. 


Du rêve à la réalité

Les troglos tombés du ciel, (1)

Rena Limperi se prend à rêver d’une demeure sous roche. Elle mettra plusieurs années avec pugnacité et ténacité pour le matérialiser. Bien sûr, dans la vogue de restauration des habitations de l’époque, il y avait bien un programme de subventions accordées aux propriétaires de « trous » désireux de réhabilitation, moyennant dix années de reversements des intérêts à l'Etat. Classique. Rena fit le choix d’ années d’efforts, de sacrifices et de doute. L’entêtement  plutôt que l’endettement. Dorénavant, c’est chose faite : bienvenue à Monastiri, Oia pour un séjour dans ce complexe d’habitations rénovées par une hôtesse qui a tout fait pour imposer et préserver une certaine originalité dans son offre de séjour. Ce qui nous convenait tout à fait.


Une vision

La suite , c’est pour demain ou quand vous voulez… Mais en attendant, petit portrait de Rena au naturel :  Où il est question d’étoiles…



Rédigé par Patrick Edgard-Rosa le Mercredi 6 Juillet 2011 à 00:33 | Lu 633 fois