Les mystères de Stonehenge (3/3)

Suivez le guide à Stonehenge ! Suite et fin.


Si l’édification du site de Stonehenge reste en partie mystérieuse, c’est également parce que les motivations des hommes qui ont accompli ce chef d’œuvre restent encore obscures malgré les nombreux travaux de recherche et les différentes hypothèses. Après le Comment? ( articles 2298 et 2308), nous cherchons à comprendre le Pourquoi? de cette Aventure humaine.


Des pierres thaumaturges?

 Pourquoi ? c’est en effet la question la plus difficile à laquelle doit répondre l’archéologie.
Stonehenge n’a aucune fonction pratique évidente. Le site n’était pas habité et n’aurait pu être défendu, alors il devait y avoir une raison spirituelle pour justifier les efforts accomplis par les hommes du Néolithique et de l’Age du bronze qui se sont investis dans ce projet titanesque.
Pour ces gens, des fermiers don la survie dépendaient des  récoltes et des troupeaux, l’hiver était une période de crainte, des mois d’obscurité avec des journées plus courtes et plus froides, et des vivres de plus en plus rares. Ils attendaient ardemment le retour de lumière et de la chaleur pour que leurs récoltes poussent et que leurs animaux prospèrent sans danger. La lumière était synonyme de vie. C’est peut-être la raison pour laquelle le premier Stonehenge fut construit et aligné avec tant de soin pour marquer le changement des saisons et la trajectoire annuelle du soleil dans le ciel. Il marquait non pas le jour le plus long, mais le plus court, le solstice d’hiver, le tournant de l’année qui annonçait le retour de la lumière et de la vie. Il s’agissait donc d’un calendrier géant.
 
 

Un lieu de culte?

Mais il y a peut-être d’autres raisons. Au début de sa longue histoire, Stonehenge était un lieu pour les morts où les ossements humains étaient incinérés et enterrés. On a même suggéré que les pierres froides et droites représentaient les ancêtres morts de longue date. Quant aux pierres bleues, transportées du lointain pays de Galles,  elles auraient eu des pouvoirs de guérison, ce qui expliquerait les efforts pour les acheminer sur de telles distances (250km). Les pierres bleues auraient promis la guérison et les blocs de grès sarsen auraient marqué le lieu de la sépulture des ancêtres.
Stonehenge fut probablement l’équivalent d’une cathédrale archaïque où les fidèles se rassemblaient pour trouver guérison et espoir, et où les personnes importantes étaient enterrées, comme le témoignent les tumuli alentour.
 

Le culte du solei?

Ce que nous ne savons pas, c’est si Stonehenge servit de site de rituel à des moments particuliers de l’année. Les pierres étaient-elles décorées ou peintes, couvertes de guirlandes de fleurs ? Y avait-il des processions, des danses et des chansons, des festins ? Stonehenge recèle toujours maints mystères que l’archéologie ne peut pas élucider. Ce qui est certain, c’est que cette œuvre grandiose est devenue au fil des siècles un lieu de rassemblement païen où, aujourd’hui encore, les foules se rassemblent deux fois par an : au solstice d’été pour assister au coucher du soleil et au solstice d’hiver pour saluer le lever du soleil dans l’axe du grand  trilithe. A cette occasion, les barrières destinées à protéger le site sont abaissées et le cromlech est envahi par les « pèlerins » venus célébrer le dieu soleil. Rendez-vous donc au prochain solstice. La beauté sera au rendez-vous.

L.T.


Rédigé par Renée Frank le Vendredi 27 Octobre 2017 à 11:31 | Lu 89 fois