Les grottes de l’enfer

Tourisme : Pour le pire, des grottes pas comme les autres


Ben Laden, vous connaissez ? Les Talibans, ça vous dit quelque chose ? Et Tora-Bora, lieu de villégiature insoupçonné, à ne pas confondre avec la paradisiaque Bora-Bora ? Bienvenue aux Enfers !


Souvenirs, souvenirs… sans romantisme

Attentats du 11 septembre, Talibans out, novembre 2001. Voilà pour le cadre général avec pour fond de décor Al-Qaida. Ce cher Oussama-ben-laden, cherche un lieu de villégiature, discret, à l’abri des indiscrets et autres inopportuns visiteurs (genre services secrets mondialistes), histoire de se faire oublier, momentanément et récupérer son souffle dévastateur.
 idée ! et s j’allais à Milawa, au pied de Tora Bora ? Y’a une piscine, c’est pas loin de Jalailabad (Afghanistan), pas loin du Pakistan, histoire de prendre un peu de bon temps ? »

« Bon allez M Trog ! accouche ! » C’est quoi ce « beans » ?

Sérieux : Tora-Bora (alias « pachto », توره بوره ; « poussière noire) est un réseau de cavernes situées  dans une région montagneuse de l’Est du Pakistan, zone de gneiss métamorphique schisteuse (ça, c’est pour les spécialistes). Il semblerait que notre « zéro-héros-kamikaze » ait décidé d’y élire domicile, genre sdf aux abris, mais que les "amerloques", devenus grands chefs sioux aient repéré ses signaux de fumées (sans feu) et décidé d’éradiquer le cloporte malfaisant. Coups de théâtres successifs, médias à l’appui des suppositoires- bombinettes de luxe, la bataille de Tora-Bora eut bien lieu… Sauf que notre zéro s’évanouit, peut-être grâce à la lampe à huile d’Al-Ladin, et déserta les grottes, devenues célèbres.

Suivez le guide !

Tora-Bora, situé dans le massif Spin Ghar (poussière blanche), destination de rêve pour les amateurs d’endroits rebutants, ici fait de pics vertigineux et de vallées encaissées, prisé des trafiquants de toute sorte depuis le temps d’Alexandre le Grand. Inconnu pour l’instant des guides styles « be and be ».
Ce cher Ben Laden « connaissait l’endroit depuis ses années de lutte contre les Soviétiques. Il y avait fait aménager des centaines de grottes, certaines creusées de plusieurs dizaines de mètres sous la montagne dans l’anticipation de bombardements. Les bulldozers utilisés provenaient de la compagnie de construction saoudienne de son milliardaire de père et la légende veut qu’Oussama Ben Laden lui-même se soit mis à leurs commandes, bravant les chemins escarpés. Equipées de systèmes de ventilation, ces grottes étaient reliées entre elles par des tunnels, permettant à leurs occupants de se déplacer sans être vus. »
Un vétéran russe, Kutsenko (chargé de les détruire en 1985) les a décrites : « il y avait 41 grottes, fermées par des portes en acier, où l'électricité était installée, comprenant diverses installations très équipées dont un hôpital avec une machine à ultra-sons, et l'une d'elles contenait même un char T-34 »
Bla-bla amplifié, au final après enquêtes et bataille : « il est apparu que le complexe de Tora Bora n'avait que peu à voir avec les informations fournies par les médias mais il s'y trouvait comme indiqué plus haut de nombreuses grottes qui servaient de bunkers, d’hopitaux de campage et d'entrepôts de munitions. Quelques petits camps d'entraînements ont aussi été trouvés.
 
Le 19 décembre 2001, les premiers « touristes » américains quittaient le lieu, bredouilles.
Cauchemard en marche.


Rédigé par Patrick Edgard Rosa le Vendredi 24 Mars 2017 à 08:43 | Lu 170 fois