Les faces cachées de Bourges


Qui dit chauve-souris (voir article précédent), dit cavités. Mister Done, natif de Bourges, cette vieille cité, vous entraîne à la découverte de la face « non-dite », celle de l’ombre et de ses mystères, mis depuis peu au goût du jour. Pleins feux sur les souterrains.


photo wikipédia
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« Il y a une quinzaine d'années, les souterrains de Bourges relevaient de la légende. Dans l'imaginaire collectif, il y en avait deux : l'un, le souterrain de la Belle, qui allait de Mehun à Bois-Sire-Amé, aurait permis au roi Charles VII et à Agnès Sorel de se retrouver ; l'autre aurait servi à livrer les vins de Sancerre au palais Jacques-Coeur. Mais, au fond, personne ne croyait vraiment à leur existence », se rappelle Roland Narboux, auteur de « Bourges mystérieux ». Ce berruyer de naissance, passionné d’histoire locale, a entrepris de répertorier les chemins souterrains, soit une soixantaine au total qui remontent tous au Moyen-Age, un travail difficile face aux propriétaires privés qui « rechignent à montrer », et face aux consignes de sécurité imposées aux caves appartenant à la ville.
Le résultat est que le mystère demeure, alimenté de légendes qui vont bon train et encore vivaces, concernant Jacques Cœur, la Chouette d’Or ou les Templiers !

Tout reste à faire

photo wikipedia
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Caves, galeries s’entrelacent allègrement, faute de classification. Toujours est-il que le monde souterrain de Bourges comprend de véritables constructions, parfois très élaborées : monuments enterrés du fait de constructions superposées, caves sur plusieurs étages, souterrains enfouis à 12 mètres de profondeur, entrées de grottes en ville ou en périphérie, susceptibles de cacher de véritables trésors ou encore les recels des gangs à la traction avant ! C’est sans compter les nombreuses chauve-souris…
Tout reste à faire, à découvrir et à sécuriser, d’où nombres d’entrées interdites et d’effondrements visibles et dangereux.
Alors les Trogs restés au pays mènent leur enquête et vont creuser le terrain.


Rédigé par Patrick Edgard Rosa le Samedi 25 Février 2012 à 07:41 | Lu 851 fois