Les cuevas se dorent au soleil


Notre séjour espagnol nous aura permis de découvrir ou séjourner dans trois lieux spécifiquement troglodytiques en Andalousie. Cela nous a permis d’étudier la spécificité d’un habitat rural en pleine expansion. Comme cela nous aura ouvert d’autres portes, encore closes sur l’ensemble du territoire espagnol : Albacete, Burgos, ou encore Valence. Mais cela ce sera pour un autre voyage. Pour l’instant nous nous concentrons sur l’Andalousie.


Dynamique de réhabilitation

Les cuevas se dorent au soleil
Troglos, cuevas, même combat, dans une nature différente. Là, le tuffeau, ici, l’argile a modelé l’habitat. La trame est identique partout : lieux anciens, désertés ou habités de façon permanente, puis réinvestis, réutilisés, restaurés. Initiatives aidées, ou personnelles, les cuevas deviennent une manne financière non négligeable pour cette région « pauvre » de l’Espagne, qui a pris conscience de l’enjeu touristique et de ses répercussions financières. Autant de cas de figures que de réalisations  coexistent et remodèlent petit à petit le paysage. L'administration de Grenade apporte son aide à 168 municipalités. La ressource "cavités" est prédominante, on recense près de 12 000 cavités susceptibles de développement économique. l'encouragement à la promotion économique locale sur les cavités comme moteur de développement a conduit à la réalisation d'un plan de développement de la province de Grenade.

Habitat et tourisme rural

Les cuevas se dorent au soleil
3 portraits à suivre, portraits troglo’dites (Tatti, Ignacio, Maria Dulce) par excellence, nous permettront de juger sur pièce des efforts des locaux conscients de la nécessité « économique », sinon patrimoniale, de faire revivre cet habitat permanent. Il y a Tatti pour lequel « les subventions, ce sont mes bras », Ignacio le pionnier qui s'est lancé le premier dans la restauration de cuevas à but touristique,  il y a déjà 20 ans, et qui possède maintenant une demi douzaine de cuevas ouvertes au tourisme rural, Maria Dulce qui a conçu  « des suites » troglodytiques impressionnantes. Ce qui les relie tous, c’est que les cuevas sont vécues au quotidien. Pour exemple, Gorafe, dont la population » troglo » constitue plus de 80% de la population.

Le troglodytisme en chantier

Les cuevas se dorent au soleil
Les cuevas se déclinent au quotidien, elles s’ouvrent au public de passage ou au tourisme au travers de mutliples initiatives tant personnelles que municipales.
Ici et là éclosent des « centres d’interprétation du troglodytisme », des Muséos del troglodytismo, des associations de regroupements d’artistes, garants de leur histoire et de leur valorisation.
Et lorsque l’on rentre en Andalousie, la première chose que l’on remarque, à côté des oliviers millénaires, dès que l’on rentre dans une bourgade quelconque, ce sont les panneaux d’information de chantiers ouverts grâce aux fonds européens FEDER et LEADER PLUS.

Là aussi, histoires à suivre : la cueva de Tatti, les cuevas d'Ignacio et Ingran, les cuevas de Maria Dulce.





Rédigé par Patrick Edgard Rosa le Vendredi 20 Janvier 2012 à 07:14 | Lu 490 fois