Les cheminées de fées, demoiselles coiffées turques

Les demoiselles de Cappadoce


Depuis les explications « extravagantes » de Paul Lucas (voir notre sujet précédent : « Contes de fées en Cappadoce »), notre connaissance des cheminées de fées s’est approfondie. Fers de lance du tourisme cappadocien, elles illustrent le passé tourmenté de la région, mais sont toujours dans un lent processus d’érosion et de transformation, vouées à… disparaître. Vivre et mourir ?


Les cheminées de fées, demoiselles coiffées turques
Une cheminée de fée est une colonne ou encore un cône de roches sédimentaires coiffé par un chapeau de roche dure qui résiste à l’érosion qui gagne la colonne. Ce phénomène se retrouve aussi bien en Amérique du nord (hoodoos), à Bryce Canyon (plateau du Colorado)  qu’en Italie , Espagne ou encore Turquie. En France, on les nomme « demoiselles coiffées ». Ces formes, parfois phalliques sont à l’origine de nombreuses croyances et légendes.

Les cheminées de fées, demoiselles coiffées turques
En Cappadoce, elles sont d’origine volcanique. Il y a plusieurs millions d’années, les volcans Erciyes, Göllu et Hasan, entrés dans une violente colère ont recouvert la région sédimentaire de couches successives de lave. Mais l’eau et le vent ont creusé petit à petit des sillons et ont sculpté ces « champignons » aux chapeaux basaltiques résistants.

Les cheminées de fées, demoiselles coiffées turques
Les cheminées de fées font la renommée de la Cappadoce. Au cœur de la Turquie, ces étranges formations géologiques qui donnent au paysage une allure fantastique, attirent des touristes du monde entier. La Cappadoce, territoire fait d’invasions successives a offert ces abris naturels aux communautés chrétiennes qui s’y sont réfugiées, avant de devenir des habitats originaux qui subsistent encore. « Dans le passé, les habitants prenaient soin de ces pitons, car ils y entreposaient du matériel agricole, stockaient des récoltes… Chaudes en hiver, fraîches en été, ces cavités étaient également appréciées pour leur «climatisation» naturelle. Mais en 1986, l'État a exigé le paiement d'un loyer. Résultat : la majorité d'entre elles ont été abandonnées. » 

Les cheminées de fées, demoiselles coiffées turques
Depuis, tourisme oblige, certaines « demoiselles » bien entretenues ont été transformées en hôtels. D’autres sont soigneusement restaurées et abritent des lieux de cultes particulièrement bien préservés. Mais à Gorême, plusieurs d’entres elles nécessitent des travaux de consolidation.
 
A suivre…  Gorême, aux multiples splendeurs

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Rédigé par Patrick Edgard Rosa le Vendredi 28 Août 2015 à 18:06 | Lu 710 fois