Les bunkers de Biarritz

Des “trous”, y’en a partout!


Le 4 novembre dernier, “me v’la parti” à destination du Maroc. Ayant décidé de m’abriter quelques heures avant de franchir la frontière espagnole, je décide de crécher à Biarritz. Au petit matin, je cours après un splendide arc-en-ciel, j’attrape au vol un magnifique arc en ciel, et au retour de ma chasse, je découvre un bunker, dissimilé à flanc de coteau. Quand j’vous dis “des trous, y’en a partout” ! Alors, je me renseigne. Toc toc ! Adolf…?


Le Mur de l’Atlantique c’est un ensemble de fortifications défensives établies le long des côtes durant la dernière guerre (39-45). Biarritz n’a pas échappé à la règle. La ville abrite des vestiges datant de l’occupation allemande. Quatre de ces grands complexes souterrains fortifiés sont cachés dans les entrailles de ses falaises, du Cap Saint-Martin à l'Atalaye. Qui s’interresse à ce patrimoine? : un historien et spéléologue, Jean-Loup Ménochet. “Je ne fais pas partie des personnes fascinées ou nostalgiques du IIIe Reich. Ce qui m'intéresse, c'est la valeur historique et patrimoniale de ces bunkers biarrots. Ils témoignent d'un épisode majeur de l'histoire des fortifications. Biarritz dispose là d'un trésor caché et plutôt bien conservé, même si une partie n'est plus forcément accessible. Au même titre que les châteaux forts, on aurait donc tort de les négliger. Il faut savoir que sur les six ouvrages souterrains majeurs que l'organisation Todt édifia sur la Côte basque de 1942 à 1944, Biarritz en compte quatre ! »
La guerre, la stratégie défensive allemande imposent la fortification bétonnante d’une ville ou la géologie (calcaire dur) le permet. « Les Nazis ne sous-estimaient pas la menace d'un possible débarquement allié dans le Golfe de Gascogne. Une tentative peu connue de débarquement d'un corps expéditionnaire britannique va d'ailleurs les inquiéter en mars 1942. C'est l'opération Myrmidon, qui vise alors à prendre Bayonne et la zone Adour-Bidassoa avec environ 1 000 hommes, dont des commandos. ».
Myrmidon échoue. La paix revient…
La Kaverne (nom donné par les Allemands) est visitable, partie émergée de l’iceberg-réseau de fortifications établies dans la ville.
 

Et voilà ! Encore une pierre dans le vaste Monde Souterrain… « C'est exceptionnel, car cela représentait d'énormes travaux et investissements. La Côte basque dispose de la plus forte concentration d'ouvrages de ce type de l'Atlantikwall !
De plus, ils disposaient des aménagements, équipements et armement les plus modernes de l'époque. » 

 En savoir plus avec les livres d'Alain Chazette « Atlantikwall » (Ed. Heimdal) et Francis Sallaberry « Quand Hitler bétonnait la Côte basque » (Ed. Harriet, épuisé).

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Rédigé par Patrick Edgard Rosa le Mardi 18 Novembre 2014 à 08:04 | Lu 1525 fois