Le « tuf argileux »


Terre rouge, un peu grasse, rouge, la terre andalouse possède ses vertus, différente des réalités saumuroises. Alors, Fabrice et Maryse nous en disent un peu plus…


Une pile

Le « tuf argileux »
« La chose importante à ajouter pour Guadix et d’ailleurs tous ces environs comme Gorafe où vous avez séjourné également, c’est de parler de l’inertie du “tuf argileux” contrairement aux troglos que l’on connait en France (ma référence de l’époque de notre achat était seulement les troglos de Dordogne creusés dans du calcaire). Cela avait aussi guidé notre choix. De toutes les cuevas à vendre que nous avions visité, la “cueva amandier” était la seule avec une hauteur de terre aussi importante au-dessus d’elle, ce qui rend son inertie d’autant plus importante. Lorsque vous y avez séjourné (nous, les Trogs), je suppose que le chauffage était nécessaire car inhabitée une grande partie de l’année. Mais nous avons visité et connu des cuevas habitées à l’année et pour lesquelles la température y est constante toute l’année, fraîche l’été et chaude l’hiver. On compare l’inertie du tuf argileux à une “pile” qui se chargerait d’air chaud extérieur durant l’été pour se décharger petit à petit à l’intérieur pendant l’hiver, et ce, ajoutée à la chaleur de l’Homme qui l’habite lui confère des propriétés extraordinairement écologiques en économie d’énergie.
 Cette grande hauteur de terre au-dessus de la cueva permet également d’en limiter son érosion. En effet, les deux ennemis de la cueva sont les pluies diluviennes en fin d’été et les chutes de neige en hiver. A chaque fois que nous venons en vacances à Guadix (et c’est un de nos grands plaisirs), le paysage a changé car l’érosion a fait son travail naturel sur les montagnes et les cuevas, mais cela représente un danger certain pour les cuevas dont les toits sont plats et peu épais où les accumulations d’eau ou de neige fragilisent extrêmement le dessus de ces cuevas. C’est une précision importante pour un éventuel achat de cueva dans cette région d’Espagne.

L’extracto

Le « tuf argileux »
Administrativement parlant, nous avons acheté un “terrain rural” où il existait 3 grottes. Mais pour faire exister ces cuevas au cadastre, nous devons en faire l’ “extracto” (c’est-à-dire les extraire du terrain pour les faire exister comme habitations troglodytiques). Pour notre cas, l’extracto est toujours en cours depuis 2005 et nous attendons encore les papiers officiels (promis pour ce début d’année) nous rendant propriétaires de cuevas et non simplement d’un terrain rural !!! C’est sûrement très différent des troglos français !! »
 
Bref, vous l’aurez compris… chacun sa croix, question de foi. L’essentiel est de se donner les moyens (pas toujours facile), de paufiner, de refléchir son projet, et de le faire aboutir. Troglos, habitat et Art de vivre, peut se décliner partout où il y a des troglos.
Merci aux deux propriétaires de la Cueva "les amandiers" de nous avoir fait part de leur expérience.


Rédigé par Patrick Edgard Rosa le Vendredi 6 Janvier 2012 à 06:14 | Lu 724 fois