Le site de Marchal, un monument naturel


La Cuenca de Guadix-Baza abrite bien des trésors. A côté des cuevas restaurées, on trouve nombre de cavités délaissées, présence silencieuse d’un habitat qui remonte à l’époque de l’invasion arabe. Que ce soit en bordure de route, le long des escarpements rocheux ou discrètement dissimulées en arrière de tel village, elles sont là énigmatiques et offertes à tous les temps. C’est le cas du petit village de Marchal (450 habitants) à quelques kilomètres de Gorafe, au fond de la vallée.


Richesse du passé

Le site de Marchal, un monument naturel
Certaines cavités peuvent remonter jusqu’à 4 000 ans. C’est ce qu’affirmait le maire de Galera (Espagne, Andalousie) lors de son intervention au colloque organisé par Saumur, il y a quelques années. « Les maisons sont adossées au coteau, et on a creusé afin d’augmenter l’espace disponible (utilisation militaire). Les habitations troglodytiques se sont surtout développées à partir du 19ème siècle. La population augmentant, comme il n’y avait pas d’espace pour construire les habitations, on a commencé à creuser dans les montagnes environnantes. Il n'y a ni eau courante, ni électricité, ni assainissement. Au milieu du 20ème siècle, une crise économique a entraîné une migration de la population, et  la majorité des cavités ont été abandonnées."
L’Espagne relève le défi, l’urbanisation sous Franco, le défi routier, et le développement du tourisme. Viennent les politiques européennes, les politiques de développement locales. Marchal, petite bourgade tranquille qui abrite une population à majorité d’origine gitane, sans doute réfugiée dans cette contrée rurale reculée, est en train de connaître de profonds bouleversements.
 

Promesse de l’avenir

Le site de Marchal, un monument naturel
Marchal jouit déjà d’une bonne infrastructure touristique existante.  Dominant la ville, tout un pan de la montagne est occupé par d’anciennes habitations manifestement abandonnées, mais le panneau d’information  exprime la volonté municipale et locale de réhabiliter le lieu en « caves à vivre ».
On peut découvrir en gravissant les divers étages desservis à l’extérieur de la paroi, plusieurs colombariums qui remontent à l’époque romaine.
Le projet de réhabilitation en est à ses débuts, l’ensemble est en chantier, et porte déjà le nom de « Monumentos Natural carcavas de Marchal. Nul doute que dans quelques temps, cela permettra aux touristes passionnés de se retrouver dans un cadre des plus enchanteurs.


Rédigé par Patrick Edgard Rosa le Jeudi 26 Janvier 2012 à 06:29 | Lu 840 fois