Le manuel du parfait troglo (2)


La Loire, long fleuve sauvage qui traverse la France ,se jette dans l'Océan Atlantique.. Un peu plus d'une centaine de kilomètres avant son embouchure, nous trouvons Saumur, ses coteaux, ses innombrables cavités creusées dans le tuffeau. On sait que l’habitat creusé se manifeste partout “où la pierre est tendre”, généralement calcaire, sédimentaire. Ainsi dans notre Saumurois natal trouve-t-on une forte concentration de “troglos”.


Le manuel du parfait troglo (2)
Dans le sujet précédent (manuel (1)) nous avons évoqué les éléments constitutifs ce cette forme d’habitation, répandue dans de nombreux pays ; partout où il a pu, l’homme a creusé et très souvent a développé autour de son exploitation différentes formes d’habitat.
Concentrons nous sur notre “plate forme de départ”, le Saumurois.

Le manuel du parfait troglo (2)
Le département du Maine-et-Loire, terre de tuffeau et de falun, possède dans la région de Saumur près de 1200 kilomètres de galeries souterraines et 14 000 cavités dont la moitié sont à l'abandon.
C'est  une région caverneuse qui comporte des habitations isolées, des hameaux et des villages entièrement creusés dans le calcaire : habitat paysan, bourgeois, religieux, sans oublier quelques milliers de kilomètres de galeries souterraines. (art368)
Entre Saumur et Montsoreau, on peut deviner derrière les maisons  des portes voûtées, des courettes ou des ouvertures creusées dans le rocher menant vers l'inconnu. Ces villages sont nombreux. En passant le long de la Loire, on découvre Gennes, Trêves, Cunault, Chênehutte-les-Tuffeaux, Saumur, Dampierre, Souzay-Champigny, Turquant et Montsoreau.
Puis en descendant vers le sud, on peut suivre la route de Fontevraud Saint-Cyr-en-Bourg, Doué-la-Fontaine, avant de tourner vers le nord, pour fermer la boucle par Dénezé-sous-Doué, Rochemenier, Louerre, Grésillé et Coutures.
Nous avons consacré plusieurs articles dédiés au travail de pionnier sur le recencement de ces caves par Jeanne et Camille Fraysse ( “Sur les traces de Jeanne et Camille Fraysse” (art 343, 353, 354, 363, 376)

Il se peut que seule une cheminée, voir une antenne de télévision! dépassant du sol indique en dessous la présence d’un habitat troglodytique. Le jardin est parfois sur le "toit ", les ouvertures, portes, fenêtres s’incrustent dans la roche.
De nombreux Angevins avaient adopté le troglodytisme comme mode de vie. Au Moyen Age, le village de Turquant, aux bords de la Loire avait seulement trois maisons construites pour plus de mille habitants
Deux concepts principaux de l’habitat troglodytique :
1 – le  troglodytisme horizontal ou latéral qui utilise  les falaises (côoeau de la Loire), les escarpements, les collines. (voir “Ondine au pays des troglos” en bd, Doué-la-Fontaine, art654, art 651 Troglodytisme et ruralité)
 On parle de troglodyte de coteaux
2 - celui du troglodytisme vertical, les troglodytes s'enfonçent dans le sol à la verticale (région de Doué la Fontaine).
Dans ce cas, on parle du troglodytisme de plaine. (exemple art 869, Rochemenier  art 850, les troglos du Gennois)
 
A suivre… Si tous les troglos du monde pouvaient se donner la main…
 
Sujet co-écrit par Troglita et mister Trog

 
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Le manuel du parfait troglo (2)


Rédigé par Patrick Edgard Rosa le Lundi 9 Octobre 2017 à 09:08 | Lu 135 fois




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