Le Petit Rapporteur du 5 11


Au hasard de nos lectures favorites et de notre inexorable quête (merci Lady Trog!) nous avons ramené dans nos filets un article des plus intéressants qui nous emmène à Pietrasanta en Italie, au sein des fameuses carrières fréquentées par Michelangelo (Michel Ange), à Carrare et dans ses environs.


Faire carrière à Pietrasanta

Le Petit Rapporteur du 5 11

 

Pietrasanta, Italie. Pietrasanta, petite ville de Toscane est célébrée dans Libération ( http://www.liberation.fr/voyages/2013/10/04/pietrasanta-l-art-et-la-matiere_937149). En effet, ce village de la province de Massa Carrara doit sa réputation à la présence de nombreux ateliers dédiés à la taille de pierre et à la sculpture. Plusieurs artistes y ont séjourné, dont le bolivien Fernando Botero qui y vit avec sa femme. Qui dit ateliers de sculpture dit aussi extraction et exploitation du marbre. Carrare n'est pas loin avec ses prestigieuses carrières à ciel ouvert, dans les Alpes Apuanes, exploitées depuis l'antiquité romaine. L'activité fervente des carrières est due en grande partie à des "maîtres" tel que Nicola Pisano ou encore Michelangelo (Michel Ange).

 

Méthodes d'exploitation

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L'excavation qui remonterait au 1er siècle avant JC a subi une lente évolution au fil du temps. On est passé d'une technique rudimentaire qui consistait à insérer un coin de figuier bien arrosé dans des fissures (dilatation, puis détachement du bloc) au fil diamanté actuel, en passant par le sciage manuel, le fil hélicoïdal ou encore… le dynamitage !

Le mode de transport a également évolué : avant le développement du réseau routier et le transport sur pneumatique, plusieurs techniques virent successivement le jour. Au départ, les blocs dégringolaient le long des pentes jusqu'à leur arrêt sur des tas de gravats; Suivit la méthode de la Lizzatura encore pratiquée au début du vingtième siècle. Les blocs fixés sur des supports de bois étaient guidés et retenus par nombre d'ouvriers par des cordages. Vint le développement des voies ferrées : entre 1876 et 1890, les trois bassins carrarais étaient directement reliés aux scieries de la plaine. A partir de 1920, le réseau routier mis en place permettant dans un premier temps le transport par tracteur, puis par camions.

 

Le marbre aujourd'hui

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Une partie du marbre extrait des carrières est travaillée actuellement dans les ateliers de sculpture de Carrare, Massa, Pietrasanta et zones limitrophes. À Carrare, un Institut professionnel d’État pour l’Industrie et l’artisanat du marbre est en mesure de former des professionnels.

Le marbre de Carrare, particulièrement cher, est recherché pour sa haute qualité. Ce marbre est en effet un des plus blancs et ne comporte que très peu de veinage.

L'attrait touristique a favorisé l'accessibilité aux carrières dont certaines proposent dorénavant des visites publiques (carrières encavées : les cava di marmo di Fantiscritti et cava di marmo di Colonnata). De nombreuses boutiques et ateliers proposent leur production d'objets en marbre aux touristes.

Nous sommes loin de l'âge du bronze lorsque les habitants primitifs de la région produisaient toutes sortes d' ustensiles, objets décoratifs et commémoratifs inclus notamment dans les sarcophages avec les défunts.

 

Le marbre de nos jours

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Rédigé par Patrick Edgard Rosa le Mardi 5 Novembre 2013 à 09:23 | Lu 127 fois