Le Gouffre de La Fage, matière (1)

Géologie, archéologie


A peine remis de nos escapades souterraines dans/sous le Rocher de Gibraltar, nous n’avons pu résister à effectuer un détour dans le sud de la France pour visiter des grottes “bien d’chez nous” qui n’ont rien à envier au gouffre de Padirac, bien au contraire : le Gouffre de la Fage. Il y a là matière à sujet sur le lieu et sujet à mémoire concernant ses occupants. Dans ce premier sujet, nous évoquerons les lieux dédiés aux spéléologues, géologues, bref les chercheurs du Monde Souterrain.


Une terre de contraste

Le gouffre de la Fage est situé en région Limousin, terre de contrastes où se cotoient les plateaux cristallins et métamorphiques issus du Massif central et les plateaux calcaires du Quercy, au sud du département de la Corrèze. Le site s’ouvre au cœur de ces Causses (du celte “kal”, karst, région des plateaux calcaires de la Yougoslavie), sur la commune de Noailles. Si les grès sont utilisés pour la constuction des habitations, le hameau de la Fage et son château sont construits en calcaire blanc.
Les causses, austères en apparence, sont les terres de prédilection  des cavités souterraines, ici particulièrement magiques.
 

Du “sur mesure” pour les chercheurs

Les premiers témoignages de descente au fond du gouffre remontent à la fin du 19ème siècle grâce aux découvertes réalisées par des ouvriers du chemin de fer (Brive-Cahors). Suivront quelques expéditions, dont celle réalisée par Edouard Alfred Martel, spéléologue, entre 1891 et 1892.
Mais ce n’est qu’à partir de 1960 que débutent les travaux d’aménagement du site désormais ouvert au public.

Le gisement paléontologique

Découvert fortuitement au cours des travaux d’aménagement, le gisement paléontologique constitue une véritable référence sur la faune d’il y a…300-400.000 années avant notre ère (Pléistocène Moyen). “Il faut imaginer à l’origine la présence d’un aven (abîme, formation géologique caractéristique des régions karstiques des causses et vallées de l'Aveyron et de la Lozère dans le Massif central). Il est surmonté d’une falaise qui s’est écroulée au fond de la galerie. Puis une lente, accumulation d’animaux et de végétaux, transportés par le ruissellement de l’eau qui a fini par combler l’aven. Enfouis, les squelettes ont été bien protégés et fossilisés.
C’est ainsi que l’on y découvre microfaune, herbivores, carnivores, amphibiens…, aussi bien des proboscdiens (éléphants de grande taille) ou … des chauves souris…
 A suivre.
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Rédigé par Patrick Edgard Rosa le Vendredi 19 Décembre 2014 à 08:05 | Lu 119 fois