Laurence "Champignon"


Si vous êtes des habitués du dimanche matin à fréquenter le marché de Montsoreau (49), notamment le jour des « Puces», vous êtes sûrement passé à côté de Laurence « Champignon », alias Laurence La Boutière. Docteur « es champignon » est là pour vous faire apprécier et déguster une de nos spécialités locales. Elle possède son unité de production à quelques pas du village, dans la falaise de tuffeau qui surplombe la Loire, à côté de la Champignonnière du Saut au Loup.


La passion du champignon, selon Laurence

Laurence "Champignon"
Un petit bout de bonne femme blonde, vive, active qui se positionne dans la vie : « je suis comme du chiendent…  je suis une défricheuse », aime- t-elle à dire.
Scientifique de nature (biologie végétale, biochimie et génétique), elle est tombée passionnément amoureuse des champignons à l’âge de 6 ans. Elle a suivi très jeune son père dans les champs de tabac, et a subi l’influence du père de l'architecte Jean Nouvel, féru de champignons et du père de José Bové. Et quand il s’agit pour elle de payer ses études…elle bosse dans le champignon.

De la théorie à l’expérience

Laurence "Champignon"
Elle rentre activement à l’INRA, tout en étant rattachée à l’Université. Pour Laurence, il s’agit d’appliquer la théorie. C’est une femme tenace qui termine ses études en 1985. Pendant près de trois ans Laurence s’installe au Canada pour y implanter une PDU (Unité de développement de la culture du champignon), former une équipe, installer un process de fabrication. De retour en France, elle est vite repérée par Royal Champignon. Laurence découvre la Loire et ses paysages  « aux confluences des civilisations ». Elle passera une dizaine d’années au poste de responsable des variétés, notamment à créer un poste de recherche.
Puis c’est l’arrivée à Loudun. La culture du pied bleu à développer et à livrer par tonnes.
En 1997, Laurence travaille chez Champi Jeandou qui est en fin de compte absorbé par France Champignon. La recherche, tant prisée par Laurence, est progressivement laissée pour compte.

Une relation franco vietnamienne

Laurence "Champignon"
Finalement, Laurence s’installe à Montsoreau, rationalise et intensifie sa production orientée vers l’approvisionnement du marché local : shii-také, pleurottes et champignons de Paris.
Production et vente en direct en essayant de consacrer du temps à la  recherche. Actuellement, elle travaille sur la création de deux nouvelles variétés, mais la renommée (« un dîner presque parfait » ,en compagnie d’Harold Schmitt) la pousse dans la direction de la vente artisanale. Alors, pour répondre à une demande croissante, Laurence songe à se développer au moment de sa rencontre avec « Phuong » - la fleur flamboyante-.
Coup de foudre entre les deux femmes : Laurence qui cherche de l’aide, et Phuong, diplômée d’Etat comme conseillère en voyage, qui aimerait développer les relations touristiques avec son pays d’origine, le Vietnam et… qui connaît bien les champignons, largement cultivés en asie. Dans un premier temps, c’est un contrat de travail d’une durée de 4 mois qui unit les deux femmes. Suivra ensuite une association possible : Phuong aidera Laurence à développer son activité et préparera des plats cuisinés à base de champignon.

Comment Laurence appuie sur le champignon

Laurence "Champignon"
Avec l’arrivée de la Fleur flamboyante, Laurence poursuit ses deux objectifs :
  • intensifier sa production locale en l’orientant vers Rungis
  • approfondir sa connaissance du champignon au Vietnam et y développer ses relations avec les producteurs locaux
Ce qui lui laissera peut-être le temps de se consacrer à l’édition d’un manuscrit culinaire sur les champignons.


Rédigé par Patrick Edgard Rosa le Dimanche 13 Novembre 2011 à 12:00 | Lu 2439 fois