La Chapelle de la Quebrie

Découvertes souterraines


Le mois dernier, la journée de découvertes organisée par le CTATP (Carrefour troglodytique Anjou Touraine Poitou) nous a emmenés dans les galeries souterraines de Quebrie pour y entrevoir les secrets de la chapelle souterraine muette de trésors enfouis.


Une carrière de tuffeau

Le sous-sol calcaire du Loudunais a été exploité pour extraire le tuffeau destiné à la construction des édifices et des maisons pendant plusieurs siècles. Le ciment a remplacé la pierre. Longtemps abandonnées, ces carrières ont ensuite été utilisées pour la conservation du vin. Les plus vastes servaient à cultiver des champignons « de Paris », dès le début du XXe siècle. Ce fut le cas pour celle de la Québrie, exploitée par M. Béduit, un champignonniste local, jusqu'au début des années 70. 
Les chapiteaux portent la date de 1796 profondément gravée. Le petit oratoire niché dans la roche, servait très vraisemblablement à la célébration du culte au moment de la tourmente révolutionnaire. Dès les persécutions de 1793, des prêtres réfractaires vinrent chercher protection dans ce petit village.
 

Lieu de culte

Ainsi en février 1794, les membres de la société populaire de Loudun écrivent : « Nos frères de Niré, revenus de leurs erreurs, ont planté l'arbre de la Liberté qu'ils ont si longtemps méconnue. » La célébration du culte ne pouvait se faire au grand jour. Pendant cette période, l'installation d'un lieu fixe de culte clandestin aurait sans nul doute été suicidaire.
Les paroissiens ont donc certainement profité de la loi sur la liberté des cultes de 1795 pour installer, définitivement et en toute légalité, leur lieu de culte souterrain.

A l'initiative de Claude Pouzin, Robert et Josiane Méron, fervents défenseurs du patrimoine de Niré-le-Dolent et de la Québrie, avec l'aide d'un spéléologue Alain Tabutiaux, ils ont convoqué des archéologues, historiens, photographes et un géologue pour la visite de la chapelle. A l'issue de cette visite les participants ont fait part de leur admiration et de l'intérêt qu'elle présente. A l'unanimité, ils se sont prononcés pour sa sauvegarde. Dans un premier temps, une association sera créée, pour faire inscrire la chapelle à l'inventaire des monuments historiques, et envisager des mesures de sauvegarde.


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Rédigé par Patrick Edgard Rosa le Mercredi 12 Novembre 2014 à 20:36 | Lu 242 fois