Il y a matière avec le tuffeau (1)


Allez, chacun à son bureau, sortez vos plumes, votre cahier ! Aujourd’hui notre sujet sera le tuffeau, oui j’ai bien dit tuffeau, notre tuf natale. D’abord quelques généralités avant d’approfondir le sujet. Gilles ! dépêchez- vous de vous asseoir et écoutez !!


Il y a matière avec le tuffeau (1)
Tout ne serait pas arrivé si… Il était une fois le bassin parisien, recouvert il y a environ 90 millions d’années par une mer de faible profondeur. Et puis voilà que dans la partie sud-ouest de celui-ci, les dépôts d’une boue calcaire se sont accumulés pendant plusieurs millions d’années, mêlant des éléments d’organismes vivants (mollusques, bryozoaires, foraminifères) à des fragments rocheux arrachés des continents par les cours d’eau, essentiellement des sables et des micas. Ce dépôt s’est tassé au fil du temps. Le tuffeau venait de naître, résultat d’une longue  transformation du sédiment en roche par recristallisation et cimentation des particules fossiles. Et voilà ! Etymologiquement, le terme est dérivé du terme tuf : Composé de « tuf » et « eau », du latin « tofus » (pierre spongieuse). 
Merci maître Cappello!                                                                                                        
Bon, alors on reprend, et on résume, trois couches :
-       à la base, la craie à inocérames, argileuse à silex noirs qui représente le Turonien inférieur
-       au-dessus, le tuffeau blanc ou tuffeau de Bourré qui représente le Turonien moyen
-       au sommet, le tuffeau jaune de Touraine qui passe dans le Saumurois, constitué de sables glauconeux qui représente le turonien supérieur


Rédigé par Emmanuelle VILLAIN le Jeudi 7 Avril 2011 à 12:30 | Lu 822 fois