Grottes, missions « spaciales »

De l’utilisation des cavités souterraines


Quel est le lien qui unit nos chères grottes et une cabine spatiale ? l’économie… ça vous étonne… vous en d’mandez encore ? Et bien, écoutez l’histoire de… Thomas Pesquet.


Thomas Pesquet, la tête dans les étoiles

J’écoutais (tout en bossant) ma radio favorite quand mon oreille inattentive a déclenché l’alerte : « attention troglos à babord et à tribord »… il s’agissait en fait de l’interview de notre « Superman » (il mérite tout mon respect) national, Thomas Pesquet, promu au rang de star internationale. Né à Rouen le 27 février 1978, ce jeune ingénieur aéronautique, pilote de ligne, spacionaute, parachutiste et plongeur est devenu troglonaute !
En 2014, il est choisi par l’ESA pour prendre part à une mission de longue durée de six mois, nommée PROXIMA, à bord de la station spatiale internationale (ISS) devant se dérouler de novembre 2016 à mai 2017.
Ce jeune prodige racontait l’entraînement intensif que doivent accomplir quelques hôtes stellaires d’un hôtel 10 étoiles pour une durée de plusieurs mois. Au menu des mois restants, des entraînements sont prévus… dans des grottes ! Ainsi, les astronautes de l’ESA, Tim Peake et Thomas Pesquet, accompagnés de Randolph Bresnik de la NASA, Norishige Kanai du Japon et Sergey Ryzhikov de Russie, ont passé 6 jours dans des grottes de Sardaigne, il y a déjà quelque temps, mais l’expérience sera reconduite prochainement.

Des grottes, encore des grottes, toujours des grottes

« L’environnement d’une grotte est isolé du monde extérieur. Il y a du confinement et des équipements et ressources limités en matière d’hygiène et confort comme dans l’espace ». Voilà ce que déclarait la responsable d’une partie du programme d’entraînement : la cartographie, la photographie, des mesures de débit, température et humidité de l’air et des prélèvements microbiologiques accompagnés d’études psychologiques et médicales feront partie de leurs activités quotidiennes. En arrière plan de ces ciels étoilés, l’idée que l’exploration de grottes sera probablement un des grands moments de l’exploration martienne car ce type de milieu peut être propice à l’existence de formes de vie.

Du coup, je songe à aller emprunter un scaphandre à la NASA, car il paraît que la sonde Lunar Reconnaissance Orbiter a découvert de nombreuses cavités souterraines à la surface de la Lune. Ces formations, longues de plusieurs centaines de mètres pour certaines, seraient reliées à des réseaux de galeries et de grottes…
Quand j’vous dis qu’des trous y’en a partout même dans l’espace ! Le temps de me mettre en orbite géostationnaire, et je vous raconterai la suite…
 
Bientôt : « On a creusé sous la Lune ». 

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Rédigé par Patrick Edgard Rosa le Mercredi 4 Mai 2016 à 13:47 | Lu 181 fois