De la littérature souterraine : Bilbo Le Hobbit, J.R.R. Tolkien (2/3)

Il était une fois les Trogs... Il était une fois les Gobelins...


Où Bilbo, les nains et Gandalf se jettent la tête la première dans l’antre des Gobelins.
Après avoir échappé à la gourmandise des Trolls qui faillirent les transformer en rôtis, et à d’autres péripéties, voici nos amis épuisés qui cherchent un refuge pour la nuit. Ils furent mal avisés en s’installant dans cette caverne sèche qui allait se révéler être une anti chambre du royaume souterrains des affreux gobelins.


La caverne sèche

les affreux gobelins
les affreux gobelins
Bientôt Fili et Kili  ( cf article 2044) revinrent en rampant et en s’agrippant aux rochers pour résister au vent : « Nous avons trouvé une caverne sèche, dirent-ils, pas très loin après le premier tournant ; nous pourrons tous y tenir avec les poneys.
- Vous l’avez entièrement explorée ? demanda le magicien, sachant que les cavernes, dans les montagnes, sont rarement inoccupées.
- Oui, oui, répondirent-ils (encore que chacun sût qu’ils ne pouvaient pas y avoir passé bien longtemps ; ils étaient revenus trop vite). Elle n’est pas si grande que cela, et elle ne s’enfonce pas très loin.
C’est là, évidemment, le danger des cavernes : on ne sait pas jusqu’où elles vont parfois, où peut mener le fond d’un passage ou ce qui vous attend à l’intérieur. […]
L’ouverture était tout juste assez large pour y pousser les poneys après les avoir débarrassés de leur chargement et de leurs selles. En passant sous l’arche, ils eurent  plaisir à entendre le vent et la pluie au-dehors et non plus autour d’eux, comme aussi de se sentir à l’abri des géants et de leurs rochers.
Mais le magicien ne voulait prendre aucun risque. Il alluma sa baguette – comme il avait fait dans la salle à manger de Bilbo ce jour qui paraissait si lointain, rappelez-vous -  et, à cette lumière, ils explorèrent la caverne d’un bout à l’autre.
Elle paraissait assez spacieuse, mais ni trop grande, ni trop mystérieuse. Le sol était sec et il s’y trouvait des coins confortables.Elle paraissait assez spacieuse, mais ni trop grande, ni trop mystérieuse. Le sol était sec et il s’y trouvait des coins confortables.

Le rêve de Bilbo

Voici donc nos compagnons installés pour la nuit. Et voilà que Bilbo fait un rêve horrible.

Tout compte fait, il se révéla heureux, ce soir-là, qu'ils aient amené avec eux le petit Bilbo. Car, pour une raison quelconque, il ne put s'endormir pendant un assez long temps ; et quand le sommeil le prit, il eut d'affreux cauchemars. Il rêva qu'une fissure dans le fond de la grotte allait d'élargissant, s'ouvrait de plus en plus et,  malgré sa frayeur, il ne pouvait ni crier ni rien faire d'autre que rester couché là à regarder. Puis il rêva que le sol cédait sous lui et qu'il glissait - il commençait à descendre, à descendre encore, Dieu sait vers où.

A ce moment, il s’éveilla en un horrible sursaut pour s’apercevoir qu’une partie de son rêve était réalité. Une fissure s’était ouverte au fond de la caverne et formait déjà un large passage. Il s’était réveillé juste à temps pour y voir disparaître la queue des derniers poneys. Il poussa évidemment un grand cri, le plus puissant cri que puisse lancer un hobbit, et qui est assez surprenant pour une si petite taille.
Alors sortirent d’un saut les gobelins, de grands gobelins, de grands et affreux gobelins, des tas de gobelins, avant que l’on pût même dire rocs et blocs. Il y en avait au moins six par nain et même deux pour Bilbo ; et tous se trouvèrent saisis et emportés par la crevasse avant de pouvoir dire mèche et silex. Mais pas Gandalf. Le cri de Bilbo avait au moins servi à cela. Il l’avait réveillé en un quart de seconde et , quand les gobelins voulurent le saisir, il y eut dans la caverne un éclair terrifiant, une odeur de poudre et plusieurs des gobelins s’écroulèrent, morts.

La chanson des gobelins

Hobbiton
Hobbiton
La crevasse se referma d’un coup sec. […]. C’était profond, profond, d’une obscurité telle que seuls les gobelins, qui ont pris le goût de vivre au cœur des montagnes, peuvent voir au travers. Les passages se croisaient et se mêlaient en tous sens ; mais les gobelins connaissaient leur chemin comme on connaît celui du bureau de poste voisin ; et le chemin descendait toujours, et l’air s’y faisait horriblement rare. […] Bilbo était plus malheureux encore que quand le troll l’avait soulevé par les pieds. Combien de fois pensa-t-il avec nostalgie à son gentil et clair trou de hobbit ! Ce ne seraient pas les dernières.

Enfin se révéla devant eux une vague lueur rouge. Les gobelins se mirent à chanter ou à croasser au rythme du claquement leurs pieds plats sur la pierre, secouant de même leurs prisonniers

 
La chanson des gobelins malmenant Bilbo et les nains résonne dans les boyaux sombres au rythme de leurs pas de crapaud :
 
Crac ! clac ! La crevasse noire !
Tiens, serre ! Pince, chope !
Et tout en bas, tout en bas, à Gobelinville
Tu vas, mon gars !


 
Ils sont alors accueillis dans une vaste caverne  infernale par le Grand Gobelin qui les interroge sur leurs intentions et le but secret de leur  voyage, mais je ne vous en dis pas plus sur cette terrifiante aventure, dont ils sortiront vivants enfermés dans des tonneaux à vin, grâce à l'habilité Bilbo … et à son anneau magique volé à Gollum.
 
 
Le saviez-vous :
Les décors où ont été tournés les films de la trilogie de Bilbo, en Nouvelle Zélande, se visitent. Le lieu s’appelle Hobbiton.
http://www.hobbitontours.com

L.T.

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Rédigé par Renée Frank le Mardi 2 Février 2016 à 22:52 | Lu 124 fois