Concours d’idées en troglos (2)


Comment réaliser des logements modernes dans un environnement à forte connotation patrimoniale sans contrarier l’identité de la commune? Peut-on y intégrer des volumes contemporains? C’est le défi imposé à Turquant dans le cadre du concours d’idées lancé par le PNR (Parc Naturel Régional). Deuxième volet consacré aux maisons passives ligériennes.


Un projet ambitieux

Concours d’idées en troglos (2)
Construire sur un talus en pied de coteau exposé au nord est déjà un défi en soi. Mais intégrer une architecture moderne dans une zone inscrite dans le périmètre du Val de Loire classé par l’Unesco, contrainte renforcée par l’attribution ZPPAUP (Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager) complexifie le projet.
Pour la municipalité volontariste, il s’agit de développer l’activité touristique sans négliger le volet social, et d’utiliser un espace inutilisable au plan de l’agriculture et difficilement aménageable. Pour le Maire  Jackie Goulet, « nous sommes donc ici en accord avec les aménagements du site troglodytique qui a vu successivement une dizaine de professionnels des métiers d’art s’installer, puis l’ouverture d’un escalier scénographié »

Tuffeau, Loire et coteau

Concours d’idées en troglos (2)
Il s’agit d’implanter sur la zone 18 logements intermédiaires, 3 logements individuels et 5 ateliers-logements pour artistes en utilisant la pierre massive (le tuffeau), en laissant des espaces de respiration (jardins, potagers, allées pétonnières…) « comme une séquence de fenêtres ouvertes sur le paysage lointain (...) comme un jeu de monolithes de tuffeau massif » alliant des matériaux comme le bois et le verre.
Chaque typologie de logement est adaptée aux contraintes de l’espace qui tantôt s’élargit, tantôt se rétrécit. A la pierre massive vient s’adjoindre la construction de doubles parois en tuffeau garnies de laine de chanvre pour garantir la bonne isolation thermique. Le principe de construction s’inscrit dans une démarche durable (réduction des transports, chantier propre, matériaux recyclables, utilisation du bois comme source d’énergie, utilisation des savoirs-faire locaux… récupération des eaux pluviales pour l’arrosage et les sanitaires).
Quant aux ateliers d’artistes, tout est conçu pour préserver la vie privée, tout en s’ouvrant sur l’extérieur, garantir des déperditions minimales d’énergie, et la création d’espaces à usage commun.
Selon les architectes, il s’agit « d’implanter un nouveau quartier en composant avec un site, des usages et un contexte. La trame ici appliquée alterne successivement  des espaces habités, partagés, fonctionnels et des espaces vides et d’articulation »
 
A suivre !


Textes, citations et illustrations tirées de "Concours d'idées.Maisons passives ligériennes" édité par le PNR.


Rédigé par Patrick Edgard Rosa le Jeudi 24 Novembre 2011 à 11:56 | Lu 516 fois